déposition

Caravage aux musées du Vatican

C’est à Caravage que Girolamo Vittrice commende la « Déposition » un tableau magnifique qui devait orner la chapelle familiale dans l’église de Sainte Maria in Vallicella. Mais en 1797 (en application aux normes du Traité de Tolentino) la « Déposition » prend le chemin de Paris. A son retour en 1817, l’oeuvre finit au palais du  Quirinal avant de faire partie de la Pinacothèque Vaticane.

Dans ce tableau, Caravage saisit l’instant où le corps du Christ est posé sur une grande pierre plate, la table de l’onction, une table sur laquelle le corps du Christ est oint de parfums, mais aussi la pierre qui fermera le tombeau et donc la pierre angulaire unissant l’Ancien et le Nouveau testament.

Les personnages présents dans la scène sont : Nicodème, Joseph d’Arimathie, Marie de Magdala, Marie Cleopha, la Vierge Marie et le Christ (représenté comme un homme sur la trentaine, mort, à la peau blême).

Dans ce tableau apparemment simple et conforme aux écritures, Caravage, joue sur le fait que le spectateur connaît déjà la suite de l’histoire. Au delà de la tristesse que la scène implique, les gestes des personnages présents annoncent la résurrection du Christ, par exemple ; les doigts de Nicodème proches à la blessure sur le flanc, et bien ce geste  anticipe l’incrédulité de Thomas, ou bien les bras levés de Marie Madeleine qui s’expliquent par la phrase  » Noli me tangere » (ne me touche pas) phrase que Jésus prononcera au moment de la résurrection quand Marie Madeleine tentera de l’approcher, ou encore par la présence d’une plante sous la main du Christ synonyme de résurrection…

Dans ce tableau surprenant par sa simplicité, les personnages, par leurs immobilismes, se détachent nettement du fond noir, noir comme le péché et semblent avoir du relief.

Malgré le succès suscité par la Déposition surtout auprès des jeunes artistes,  les vieux peintres de son temps … « qui ne cessaient de déprécier le Caravage, disaient que ce peintre ne savait pas sortir des bas-fonds » (Bellori).

La Déposition fut commandité entre 1600 et 1604 à l’artiste par Girolamo Vittrice, neveux de Pietro Vittrice mort en 1600, (le majordome du pape Grégoire XIII et l’ami de saint Fillippo Neri fondateur de la congrégation de l’Oratoire, congrégation dont le but était d’assister les pauvres et les malades).

LE PETIT FILM : la déposition de Caravage, le tableau est dans la Pinacothèque Vaticane

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