Place du Peuple

son historire ses monuments

L’aspect actuelle de la place du peuple est le résultat d’une longue transformation qui s’est faite aux cours de plusieurs siècles. Dans l’antiquité, la place du Peuple, qui devait déjà en partie exister mais qui certainement avait une autre forme, était incluse dans les remparts Aurélien, des murs bâtis au III siècles DC. C’ était un endroit assez périphérique où aboutissait la via Flaminia, une des routes consulaires qui de Rome menait et mène encore à la ville de Terni. Au moyen age on pensait que sur cette place avait été enterré le terrible Néron. Il y avait là, un arbre, un peuplier ou un noyer qui servait d’habitation à de nombreux corbeaux et où les nuits de pleine lune, les sorcières, les magiciens, les diables et Néron même dansaient tout autour. Alors pour chasser le diable, au XI siècle, le pape Pascal II fit bâtir une petite chapelle avec l’argent que le peuple de Rome avait récolté. C’est donc où du mot peuplier ou du mot peuple que la place prend son nom.

On accède à la place du Peuple par une porte à trois arcades.  Du moyen age au début du XX siècle tous les voyageurs et les pèlerins venant du nord entraient à Rome par cette Porte. Cette porte était la Porta Flaminia, une des portes romaines percées dans les remparts antiques. Il ne reste aucune trace de la porte antique, elle a été détruite et rebâtie différemment en deux temps. D’abord, la réfection de la façade externe, cette façade a été agrandie à la moitié du XVI siècle pour faire face au trafic croissant des pèlerins. Cette réfection fut voulue par le pape Pie IV Médicis. On confia les travaux à Nanni di Baccio Bigio, un architecte toscan, qui s’inspira pour la réalisation à l’arc de Constantin. La réfection de la façade interne fut réalisée par le Bernin, en 1655, à l’occasion de la venue à Rome, le 23 décembre de l’an 1655, de la reine Christine de Suède, la reine protestante qui renonça à son trône pour embrasser la religion catholique.

Juste à coté on trouve l’église de sainte Marie du Peuple. Donc comme déjà dit, c’est en 1099 pour chasse le diable, que le pape Pascal II fit édifier, une église qu’il dédia à la vierge Marie car elle lui était apparue en songe. Mais c’est à la fin du XV et au début XVI siècles que les papes de la famille de la Rovere, le pape Sixte IV et le pape Jules II, firent rebâtir et embellir l’église, plus d’un siècle plus tard le pape Alexendre VII apporta quelques améliorations. La magnifique façade de la fin du XV siècle, tout en travertin blanc est attribuée à l’architecte Baccio Pontelli, ou de Meo del Caprina, ou Andrea Bregno, à l’époque les architectes ne signaient pas leurs œuvres. L’église, qui a la forme d’une croix latine et dont l’espace interne est divisé par trois nefs bordées de nombreuses chapelles, voit par ses chefs d’œuvres la présence d’artistes du calibre de Bramante, Sansovino, Pinturicchio, Mino Da Fiesole, Raphaël, Bernini, Caravage, Annibale Carracci, en un mot c’est un musée. Néanmoins, dans la deuxième chapelle de la nef de gauche, la chapelle Chigi on y trouve Raphaël et dans la petite chapelle placée à gauche de l’autel, la chapelle Cerasi on y a logé deux tableaux de Caravage.

C’est l’architecte Domenico Fontana, qui en 1589 en plaçant l’obélisque au milieu de la place du Peuple, initia la transformation. Le pape Sixte V l’avait chargé de réorganiser la ville. Par ces obélisques que les anciens romains avaient ramenés d’Égypte, l’architecte voulait souligner aux pèlerins, les lieux les plus importants de Rome. En effet, la place du Peuple était la première place que les visiteurs rencontraient à peine entré à Rome. L’obélisque fut ramené d’Égypte en 10 AC par l’empereur Auguste pour orner le Circus Maximus, le grand stade des courses de chars. Les hiéroglyphes disent : Le ciel des dieux est satisfait par ce que Seti I fils du Soleil a fait, il est par les esprits de Heliopolis aimé comme le soleil. L’obélisque fait 24 mètres de haut et si on compte la base il arrive à 35 mètres. Il fallut 12 heures, 140 chevaux, 14 buffles, près de mille ouvriers et la somme de 40.000 écus pour le soulever. En 1823 le pape Léon XII fit orner la base de l’obélisque par quatre lions crachant de l’eau dans quatre vasques, l’eau est celle de l’aqueduc de l’eau vierge, l’eau qui alimente la fontaine de Trevi, les fontaines de la place Navona et bien d’autres

Dans la deuxième moitié du XVII siècle l’architecte baroque Carlo Rainaldi projeta les deux églises jumelles qui bordent la rue du Corso. Elles furent plus tard complétées par le Bernin et par Carlo Fontana. Ces deux églises créent un lien idéale entre la place, un espace vide et les bâtiments de la ville. L’église à droite de la rue du Corso, c’est sainte Marie des Miracles. Précédée par un petit portique orné de statues et surmontée par une coupole circulaire, à l’intérieur l’espace est bordé par deux petites chapelles sur chaque coté, le maître d’autel richement décoré présente une image de la Vierge soutenue par quatre anges, c’est une ouvre de Antonio Raggi. L’autre église à gauche de la rue du Corso c’est l’église de sainte Marie de Montesanto, où le mont saint est celui de Jérusalem. Cette église a été édifiée sur un édifice plus ancien, même si elle ressemble à l’autre, l’église est ovale et la coupole aussi.

C’est de 1818 à 1834 que l’architecte néoclassique Giuseppe Valadier transforma définitivement la place du Peuple, en lui donnant la forme d’une ellipse, au paravent elle avait plutôt la forme d’un trapèze, il fit ajouter les murs au périmètre de la place du Peuple, les fit orner de statues et ajouta les deux fontaines de chaque coté, la fontaine au fond à droite est celle de Neptune entouré de tritons, la fontaine au fond à gauche en direction des jardins du Pincio est celle de la Déesse Rome, entourée de la personnifications des deux fleuves de la ville le Tibre et l’Aniene, on voit aussi la louve et les jumeaux.

De la place du Peuple partent trois voies disposées en éventail qui vont dans trois différentes directions, et qu’on appelle le trident. Ces trois routes qui partent de l’obélisque, indiquaient aux pèlerins, les trois lignes directrices de leur pèlerinage, car tout le long du parcourt, ils rencontraient de nombreuses églises où ils devaient stationner pour prier. A droite on a la rue Ripetta, autre fois appelée via Leonina, elle portait au pont saint Ange et à saint Pierre. À gauche se trouve la rue du Babouin, qu’on avait nommé via Clemenza, elle arrivait à la place d’Espagne et de là à basilique de saint Marie Majeure, et au centre la rue du Corso, que les anciens appelait via Lata, elle aboutissait à la place Venise avant d’arriver à la basilique de saint Jean de Latran.

 

 

POUR RÉSERVER VOS VISITES

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

TÉLÉPHONE : de 18 à 20 heures 0039 3479541221