la Carbonara

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CarbanaraDay

Depuis quelques années, le 6 avril est le jour de la Carbonara, le Carbonaraday. De 12 heures à 14 heures, il suffit de suivre le hashtag du CarbonaraDay sur Instagram, pour participer à un grand événement virtuel. On y découvre l’histoire et les ingrédients (les vrais) de l’un des plats italiens les plus appréciés au monde. Cette année ci à l’hashtag #carbonaraday on a ajouté l’hashtag #carbonaraHomeMade. Et ceci, pour souligner le fait que vous allez préparer la Carbonara chez vous et vous n’irez pas la deguster au restaurant. À ce jour, plus de 1,4 million sont les contenus sur Instagram de la hashtag #Carbonara. Cette journée à été conçue par les fabricants de pâtes de Unione Italiana Food et soutenu par IPO – International Pasta Organization. Le #CarbonaraDay a atteint un public potentiel de plus d’un milliard de personnes en 5 ans, C’est donc depuis un des événements incontournables pour les influenceurs alimentaires, les médias, les chefs, ceux qui veulent donner leur opinion. 

la carbonara

Quand nait la Carbonara

On ne sait pas vraiment quand est née la Carbonara. Mais ce plat porte un nom lié aux carbonari. C’étaient de gens très pauvres qui vivaient dans les bois du latium et qui fabriquaient du charbon de bois. Ils allumaient du feu aux marges des forêts et brûlaient du bois très lentement. Sont-ils les inventeurs de la Carbonara. Ont-ils créé ce plat simple qui se compose de cinq ingrédients ? Des pâtes courtes ou longues, du bacon (mais les italiens préfèrent le guanciale), du pecorino, des œufs, du poivre. Jamais de la crème fraîche, jamais. C’est un sacrilège. Les Carbonari étaient aussi les membres d’une association secrète, née dans le Règne des Deux Sicile au début du XIXe siècle. Sans un programme politique précis, ils avaient comme objectif, du moins dans le nord de l’Italie, de renverser le gouvernement pro autrichien. On comptait parmi les adeptes Giuseppe Garibaldi un des pères de la Patrie.

marché Trionfale

A la fin de la deuxième guerre

Il semble que ce plat soit né à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en Italie à Rome ou dans ses environs proches. Les premiers plats de Carbonara sont nés de l’union du génie italien et du pragmatisme américain. Autrement dit, l’armée américaine, pour nourrir ses soldats, avait ramené, des USA,  le K-Ration . La ration K était un repas militaire quotidien. Elle fut élaborée par le physiologiste Ancel Keys (d’où le nom K). Il avait mis au point un repas non-périssable qui pouvait tenir dans la poche d’un soldat. Elle contenait, aussi, du bacon et des œufs, déjà brouillés. Ils étaient conservé en poudre et on les trouvait facilement au marché noir. L’apport italien, ça va sans dire, est dans les pâtes. Cette hypothèse a été récemment racontée dans un court métrage, réalisé par Xavier Mairesse. On voit dans une Rome récemment libérée, un soldat américain, joué par Yonv Joseph, chargé d’organiser un repas pour remonter le moral des troupes. Il y arrive grâce à l’aide d’un jeune cuisinier italien, l’acteur Claudio Santamaria

Barilla

Cette histoire, assez plausible, a été raccontée dans un petit film commandé par la célèbre Pasta Barilla pour célébrer la journée de la Carbonara. L’idée est de mettre en premier plan l’esprit de solidartié entre les peuples meme dans des situations difficiles comme la guerre. Barilla a pointé sur le jeux de mot Care-bonara et a fait don d’un million d’assiettes de pâtes aux réfectoires de Food For Soul. Food for Soul est une association à but non lucratif fondée par Massimo Bottura, un grand Chef italien et Lara Gilmore sa femme. Le but est de lutter contre le gaspillage alimentaire. C’est un des fléaux des temps modernes qui affecte nos sociétés occidentales alors que le monde meurt de faim. Donc, l’histoire de bergers ou charbonniers qui depuis toujours se nourrissent de spaghettis assaisonnés d’œufs, de guanciale et de pecorino est fausse.

Un succès lent

Dans les recettes du passé, on parle déjà de pâtes au fromage et aux œufs mais pas de bacon. Ou bien de pâtes à la gricia (bacon ou guanciale) mais pas d’œuf ou de fromage. Il semblerait que la recette de la carbonara vient des États-Unis. Elle aurait été publiée la première fois, dans une version semblable dans un guide des restaurants d’un quartier de Chicago. Le guide de Patricia Brontë s’intitulait «Un guide extraordinaire de ce qu’on cuisine sur le côté nord de Chicago». Ce n’est qu’en 1955 que la recette de la carbonara rentre dans un vrai livre de cuisine et sa consécration définitive aura lieu en 1960 avec « La grande cucina » de Luigi Carnacina. Pour la on la joue de porc, le guanciale, remplace la pancetta, le bacon. 

Panthéon

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