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galate mourant

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Musées du Capitole

Le galate mourant des musées du Capitole fut trouvé en 1622 dans les jardins de Salluste. C’était les jardins de la villa d’un riche romain, écrivain et ami de Jules César. Le galate mourant des musées du Capitole est une copie en marbre d’une sculpture en bronze qui faisait partie d’une composition qui ornait l’autel de Pergame. Cet ensemble votif a été voulu par le roi Attale Ier pour commémorer ses victoires sur les galates. Les galates étaient un peuple de nomades plutôt belliqueux. C’est grâce à Pline l’Ancien que nous connaissons cette statue. Il nous en parle dans son livre, les Histoires Naturelles. Il fait la description de la statue. Il nous fait remarquer le détail de la trompette qui effectivement se trouve à côté des armes et du bouclier du galate. Théoriquement le galate mourant des musées du Capitole, était part d’un ensemble bien plus grand qui voyait au centre de l’ensemble le galate qui a tué sa femme et qui se suicide. Une statue qu’on peut admirer au palais Altemps. Mais entre les deux statues, le galate mourant des musées du Capitole et le galate suicide du palais Altemps, il y a trop de différences donc elles ne sont pas de la même main.

galate mourant des musées du Capitole

Les jardins de Salluste

La sculpture du galate mourant représente un guerrier agonisant. Sur le flanc une blessure saigne abondamment. La tête est penchée en signe d’abandon et de résignation. Le visage est sculpté avec précision et révèle son extrême souffrance. Une souffrance courageuse qui le fait mourir avec la dignité d’un guerrier vaincu mais humain. Le galate est une allégorie de la capitulation d’un peuple qui s’est battu jusqu’au bout pour son indépendance. On sait que le personnage est un galate, par sa moustache, son collier autour du cou (torque), sa chevelure en broussaille. Les galates faisaient avec leur cheveux des crêtes, un peu comme les punks. Pour les faire tenir, ils utilisaient de farine et d’eau. Ce genre de coiffure et la nudité, selon eux, devaient effrayer l’ennemi. En effet, César nous dit que les gaulois se jetaient dans le combat nus. Le bouclier ovale est également une arme celtique typique. Le galate a un regard triste mais digne et valeureux. Même si vaincu, le galate est un homme et pas un bête. Pour certains cette sculpture est l’oeuvre d’Epigonos, un artiste originaire de Pergame, actif au IIe siècles A-C. Il aurait réalisé des sculptures sur les guerres d’Attale Ier.

le Galate mourant

Le galate mourant

On parle pour la première de cette statue lors de la découverte qui remonte à 1623. En effet, à cette date la sculpture était inscrite dans la collection de la famille Ludovisi. C’est en 1734 que les Musées du Capitole vont l’acquérir avec d’autres statues qui appartenaient à la collection Ludovisi. En 1797, Napoléon ordonne le transfert de la statue à Paris. Enfin en 1815 suite à la restauration des monarchies européennes la statue revint à Rome. On suppose que la statue du Galate mourant a été réalisée entre 240 et 220 avant Jésus-Christ. Probablement la famille Ludovisi l’aurait trouvé dans ses propriétés. Les Ludovisi avaient une magnifique villa, qui existe encore, et un superbe parc qui malheureusement a disparu pour faire place au quartier Ludovisi. En fait, leur propriété était installée sur les anciens Horti de Cesare et une partie des Horti de Sallustio.  

Notes

  • On découvrira cette magnifique statue lors de la visite des musées du Capitole
  • La visite est possible tous les jours sauf le lundi
  • L’entrée est payante et coûte 16 euros
  • Pour réserver votre visite écrivez à arterome2@gmail.com ou téléphonez au +393479541221